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(19h38 le 11/10/2012 à Udaipur : on écrit en direct de notre hôtel Dream Heaven - qui porte bien son nom - et devinez ce qu'on entend dans les enceintes de la terrasse ? Charlotte Gainsbourg ! C'est fou, non ?)
Nous rejoignons un havre de paix au milieu de la jungle où nous visitons THE temple jaïn de Ranakpur, l'un des sanctuaires le plus vaste et le plus important du pays, situé au pied des monts HARAVALLI.
Quel plaisir de se retrouver au milieu de la luxuriante verdure après l’aridité des coins précédemment visités.
Vous l’aurez compris, la faune locale prédomine au milieu des villages et des routes en Inde. Nous rencontrons de nouveaux animaux ici tels que les cochons sauvages et autres singes facétieux. Nous assistons d’ailleurs à une scène assez cocasse : en effet, des gardes du temple, la tête en l’air, essaient de récupérer ce que nous pensons être leur téléphone portable subtilisé par un des nombreux singes qui trainent ici. Ce dernier finira par lâcher sa prise au plus grand bonheur du propriétaire. On se marre et c’est l’occasion d’une photo rigolote !
Nous passons la soirée dans un hôtel perdu au milieu de la jungle où nous négocions à l’insu de notre plein gré une chambre avec clim pour 700 roupies au lieu des 1000 annoncés. Effectivement nous nous apprêtions à repartir bredouilles vers un autre petit hôtel beaucoup moins charmant car celui-ci était trop cher pour nos bourses de routards. En nous voyant repartir, le patron de l’hôtel, un vieil homme, nous interpelle et nous dit « Ok pour 700 ! ». « Bon ben on reste alors ! ».
Point budget : en Inde, tout se négocie, de la bouteille d’eau au rickshaw. Dricks et moi ne sommes pas très doués pour pratiquer cet art local mais on s’améliore de jour en jour. Pour avoir un ordre d’idée, notre budget hôtel se situe dans la fourchette des 400 à 700 roupies, ce qui équivaut à 8-11 euros environ, selon le taux de change du roupie (qui est à peu près actuellement d’1 euro pour 66 roupies). Le coût de la nourriture, elle, varie d’un endroit à l’autre. On peut par exemple trouver des thalis entre 100 et 300 roupies. La bouteille d’eau se paie entre 10 et 30 roupies. Notre budget journalier moyen pour deux est de 3000 roupies, un peu moins de 50 euros (hôtel, bouffe, visites, pourboires, crème contre les moustiques, tout compris quoi !). Nous sommes actuellement un peu au-dessus de notre budget (3700 roupies) car notre chauffeur nous coûte 1950 roupies par jour mais nous allons nous rattraper après !
Certains lecteurs avides nous ont réclamé plus de détails sur notre vie de tous les jours. Nous avons donc décidé de mettre en place une rubrique « L‘Inde vue d’ici » et de vous décrire dans celle-ci les petites choses qui nous marquent quand on voyage dans un autre pays, qu’on découvre une autre culture.
L’Inde vue d’ici : la circulation sur les routes indiennes
Ici, déjà, l’expression « beau comme un camion » prend toute son ampleur. Les camions indiens sont joliment peints d’une multitude de dessins, décorés de guirlandes en tout genre, équipés de klaxons complètement fun genre cucaracha ! Il faut les voir et les entendre ! La ligne centrale, quand elle est là, ne sert pas forcément à délimiter la voie de droite et la voie de gauche. Selon l’état des routes et les obstacles qui s’y trouvent (vaches, singes, piétons, troupeaux de moutons, de chèvres, vélos, rickshaws, chiens, grosse flaque d’eau…), le conducteur choisit librement sa trajectoire. C’est pourquoi il nous arrive parfois d’être face-à-face avec un véhicule et l’un des deux se déporte au dernier moment, à grand coups de klaxons et d’appels de phares, en toute sécurité bien sûr ! Notons ici que cette chorégraphie routière est parfaitement huilée et se réalise en toute courtoisie. Il n’est pas rare non plus de rencontrer des véhicules en contre-sens même quand les voies sont séparées par un terre-plein central.
Aujourd’hui, nous avons testé l’autoroute indienne, 2x2 voies, limitée tout de même à 80 km/heure et sur laquelle nous avons slalomé entre tout ce qui a été énuméré auparavant. On avait d’ailleurs oublié la caravane de dromadaires ! Plus sérieusement, Ganga est vraiment un bon conducteur, rassurant, il anticipe de manière très sereine et sécurisante tous ces obstacles…. Sûrement le flegme népalais ! En Inde, ce ne sont pas les grévistes qui bloquent les péages d’autoroute mais les moutons qui font carrément des settings au beau milieu des voies. Finalement on préfère peut-être quand même les plus petites routes, plus cabossées… où l’on roule un peu moins vite….
Bref, heureusement que le permis à points n'existe encore pas en Inde !!! (-: