Suivez nos pérégrinations du Rajasthan à Katmandou
C'est donc par une matinale lessive que notre journée débute (photo d'hier à l'appui) : Dricks au lavage, Chacha au rinçage, les deux à l'étendage.
Au programme : Temples Jaïns à l'intérieur du Fort le matin, le sanctuaire des Maharajas de Bada Bad et le Lac d'Amar Sagar l'après-midi.
Point religion : le Jaïnisme fut fondé au 6ème siècle avant Jésus Christ par Mahavira, un contemporain de Bouddha, en réaction au système des castes et au rites de l'hindouisme. Les pratiquants du Jaïnisme respectent tous les êtres vivants et ne feraient pas de mal à une mouche ! Son fondement est l'ahimsa (non-violence) en pensée comme en acte envers toute créature vivante. Ils vont même jusqu'à se mettre un foulard sur la bouche pour éviter d'inhaler des insectes.
C'est pieds nus que nus arpentons les 7 temples jaïns qui se touchent les uns les autres, ouverts au touristes seulement de 11h à 12h. Nous y apprécions le raffinement des sculptures et l'ambiance spirituelle qui y règne. Nous pouvons observer le rituel quotidien pratiqué par les disciples d'apposer des tikkas (points que les hindous dessinent sur leur front) sur chacune des statues du temple et il y en a des milliers ! Après une séance « japanese » (nous nous charrions réciproquement avec Dricks sur notre tendance à photographier tout ce que nous voyons... merci le numérique!) et une petite pause restauration, nous rejoignons Ganga pour aller visiter les alentours de Jaisalmer.
Deux haltes sont prévues : pour la première, nous revêtons nos plus beaux couvre-chefs (un châle pour Chacha et un foulard pour Dricks) afin d'affronter la chaleur et d'éviter l'insolation de 14h ! Et oui, il ne fait pas loin de 40 degrés au soleil. Nous errons à travers la multitude de petits temples à destination des nombreux Maharajas de Jaisalmer et rejoignons vite la voiture pour nous mettre au frais, après bien sûr quelques clichés....
La seconde escale est plus propice à la lenteur puisqu'il y a de nombreux arbres et l'air est plus supportable grâce à la petite brise environnante. Nous flânons une bonne heure et poussons même notre balade jusqu'à l'entrée d'un temple jaïn que nous ne visiterons pas car, d'une part, nous en avons déjà visité 7 le matin et d'autre part, nous ne partageons pas l'interdiction d'entrée aux femmes qui ont « leurs périodes ».... Effectivement, on peut lire sur un panneau à l'entrée : « Important notice : Entrance of ladies during monthly course period is strictly prohibited. They are requested to maintaid the sanotity of the tempele's ». Nous ne sommes pas contre la tradition et ne souhaitons pas faire preuve d'ethnocentrisme, mais le relativisme culturel a ses limites.... !!!
Après cette promenade ressourçante, nous rejoignons l'hôtel pour un savoureux moment avec Ganga, notre chauffeur népalais qui accepte de passer un moment avec nous sans pour autant que nous lui offrions le thé... sûrement un rapport de hiérarchie entre lui et nous que nous comprenons mais auquel nous avons encore du mal à nous faire....
Posés devant notre hôtel à l'ombre, nous déplions notre carte du Népal et Ganga se dévoile un petit peu en nous parlant de son pays, de sa famille, de sa ville natale. On regrette presque de ne pas avoir préparé notre voyage avec lui mais il nous conforte dans l'itinéraire que nous avons choisi, même si ce n'est pas dans sa région qui est complètement à l'ouest, à la frontière avec l'Inde. On évoque déjà notre prochaine fois au Népal : il nous fait promettre de venir chez lui, il nous propose même de s'occuper de nos futurs enfants pendant que nous irons faire des tours de vélo dans les parcs nationaux environnants.
Un dernier Namasté et il repart en nous disant à demain, 9 heures, pour le décollage en direction de Jodhpur, via Osyan.
Nous dînons une dernière fois à l'hôtel, entourés des cuisiniers et serveurs avec qui nous avons sympathisé depuis ces quelques jours passés ici. Il y a en particulier un vieil Indien qui a une attitude très bienveillante envers nous, au sourire communicatif. Il ne parle pas anglais, nous ne parlons pas hindi, mais nous échangeons beaucoup de sourires et de namasté. Nous voulions vous faire part ici d'une remarque concernant les Indiens et leur attitude avec nous : la plupart nous dévisage, se retourne sur notre passage et nous en avons même surpris quelques uns qui nous prenaient en photo en cachette. Ici, il n'y a pas ce qu'on appelle « le tabou du regard » et nous avons le sentiment de beaucoup les intriguer avec notre peau blanche et nos crinières dorées. Mais cela ne nous gêne pas car cela reste toujours très respectueux et nous aimons bien aussi les regarder.... Il nous est souvent arrivé depuis le début de la semaine que certains d'entre eux viennent et nous demandent de nous prendre en photo avec eux. Nous acceptons toujours avec plaisir ! Nous faisons d'ailleurs de même avec eux (voir la photo des vieux tout en blanc).
Il est temps de vous dire « supratri » !