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Jour 60 : Pokara
Nous petit déjeunons à la Oju guesthouse où Chacha avait testé la veille, attirée irrémédiablement par son penchant pour le fromage fondu, la « tartififlette ».... On s'en doutait bien, il vaut mieux éviter de tester des spécialités étrangères en terre inconnue.... Quoique le « hachis paremeter » n'était pas si décevant que ça (-; … dommage, nous n'avons pas immortalisé les plats quand ils sont arrivés sur la table mais la tête de la « tartififlette » était loin d'être ragoûtante, avec ses 4 triangles de pain de mie entourant une bouillie de pommes de terre noyée dans du fromage.... bref !
Nous quittons ensuite le quartier du Lakeside Est, un peu excentré, pour nous installer à la yeti guest house, repérée la veille. C'est une bonne technique quand on arrive dans une nouvelle ville et qu'on y reste un peu de temps : choisir sans trop se prendre la tête un hôtel et ensuite aller dénicher le coin idéal et le lieu cosy qui nous accueillera pour le reste de notre séjour....
Pokara est une ville beaucoup plus petite que Katmandou, moins speed, plus relax quoi ! Nous partons à pieds l'après-midi à la découverte du vieux Pokara, à 3-4 kilomètres au nord-est du quartier touristique de Lakeside,. Nous traversons les rues aux maisons typiques à l'architecture neware avec leurs briques artistiquement agencées et leurs fenêtres en bois sculpté. C'est très calme. On peut observer au rez-de-chaussée de certaines bâtisses des hommes qui cisèlent le métal pour en faire toutes sortes d'objets : des lampes, des plats, des bijoux....
Point Neware : ils sont 1,1 million et représentent 6 % de la population népalaise. Leur langue, le newari, est l'une des plus difficiles à apprendre. Excellents agriculteurs et marchands, les Newares sont également de talentueux artistes, célèbres dans toute l'Asie.
Nous découvrons nos premières pagodes newares, à l'instar du Bhimsen Temple, à la silhouette pyramidale. Nous pourrons en retrouver beaucoup à Patan aux alentours de Katmandou. Nous arpentons les rues jusqu'au Bindhyabasini Temple où nous tombons sur une cohorte de mariages à la chaîne.... Chacha, dans un accès romantique, veut absolument attendre la sortie des mariés mais elle s'apercevra vite en observant les visages tristes des jeunes épouses qui l'entourent que ce sont des mariages arrangés, pratique encore très courante dans les villages népalais, et elle désenchantera vite.... Dricks l'avait prévenue ! C'est finalement dur à regarder et nous sortons rapidement ensuite.... Nous faisons escale dans un petit café populaire où les vieux se retrouvent autour d'un tchaé et d'une et y dégustons de délicieuses pâtisseries au miel, ressemblant à celles du Magreb.
Après ce sweet interlude, nous continuons notre visite et allons voir les Gorges de la Seti : une bien belle expression comparée à la réalité ! Effectivement, nous nous acquittons de l'entrée du parc où elles se trouvent : il s'agit en fait d'un chemin de 100 mètres avec un pont au bout duquel nous apercevons difficilement, cachée sous les déchets, la « gorgenette » et le ruisseau au fond. Un peu déçus, nous terminons notre excursion au Dhe Chhen Ling Buddha Monastery où c'est l'heure de la puja.
Pour rentrer, nous préférons prendre le bus non pas par flemmardise mais parce que la route n'est pas très sympa à pieds : ça circule vite et il n'y a pas grand chose à voir.... Ce trajet en bus est un vrai sight-seeing tour : nous n'empruntons pas le chemin le plus court et c'est une bonne demi-heure plus tard que nous arrivons au terminus, au bord du lac. Une brève éclaircie nous permet enfin d'apercevoir un peu plus nettement la chaîne de l'Annapurna qui est restée malheureusement encore aujourd'hui cachée derrière les nuages.
Le soir, nous allons manger notre premier vrai repas de la journée au Moondance Restaurant, un magnifique bâtiment tout en bois, genre immense chalet, avec feu de bois à l'entrée, ambiance feutrée à la bougie, et mets délicieux.....